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L'art celtique n'est pas qu'une affaire de t-shirts pour touristes. C'est une grammaire sacrée que nous perpétuons à l'atelier.

Art celtique : définition

Des critères précis


L'art celtique est avant tout un art décoratif dont la forme à ornementer va influencer l'ensemble du motif.


Il y a 6 caractéristiques majeures de l'art celtique :
1. Le motif est enfermé dans un cadre ou limité par une marge, de forme géométrique.
2. Les ensembles de dessins sont répartis en panneaux, chacun contenant une pièce complète d'ornement.
3. Les types de motifs sont restreints : entrelacs, à clés, spirales, zoomorphiques et/ou anthropomorphiques.
4. L'ornementation est géométriquement parfaite, en utilisant des rapports de proportions.
5. Les lignes qui permettent la constitution du dessin sont en diagonale par rapport au cadre.
6. Le motif décoratif prévaut sur le dessin figuratif.


Ce sont ces critères qui définissent l'art hiberno-saxon (dit celtique pour faire court) au cours de son âge d'or (VIIème au Xème siècle), d'après J. Romilly Allen in Celtic art in pagan and christian times.


Notre collection de bijoux celtiques

Application de ces critères sur des bijoux...

Pendentif argenté Triquètre et cercle d'entrelacs celtiques sur grosse chaîne masculine : un bijou pour homme
Triquètre (nœud) entouré d'un cadre circulaire ornementé d'entrelacs
Collier avec pendentif argenté croix celtique gravée d'entrelacs et d'un triquètre sur les branches
Croix celtique avec spirale, et entrelacs & triquètre dans des cadres
Bijoux celtiques triskell et spirale Bijoux celtiques triquètre et nœud de la trinité Bijoux celtes entrelacs Bijoux croix celtique

L'héritage celte dans l'art

Si l'art celtique influence encore nos arts modernes, c'est par son génie de l'abstraction.
Contrairement aux Grecs obsédés par le réalisme, les Celtes s'interdisaient la représentation naturelle du vivant. Pour eux, l'humain ou l'animal ne s'abordent que stylisés, déconstruits et réintégrés dans une géométrie spirituelle.
Ce refus du figuratif a légué au design contemporain un sens de la courbe infinie et une grammaire visuelle où le symbole prime sur la recopie, prouvant qu'une ligne entrelacée en dit parfois plus qu'un portrait fidèle.

Cabochon motif dragon de style tribal Les motifs tribaux ou nordiques/vikings des boutiques touristiques de Bretagne ont souvent autant de lien avec les Celtes qu'avec les pyramides égyptiennes !
Vous aimez ? Super ! Mais autant savoir ce que vous portez...
Notre rigueur académique ne nous empêche pas de promouvoir l'art contemporain.

Notre collection de bijoux celtiques

Nœuds celtiques ou entrelacs viking ?


La confusion est fréquente, mais le coup d'œil de l'expert ne trompe pas.
L'entrelacs celtique est une quête de symétrie et d'ordre : les fils se croisent avec une régularité mathématique pour former des boucles infinies et closes selon un plan géométrique.
À l'inverse, l'art viking (style Borre ou Jelling) privilégie le mouvement organique et asymétrique : les rubans y sont souvent des corps d'animaux étirés, s'agrippant les uns aux autres dans un entrelacement plus sauvage et narratif.


Qu'il s'agisse de la rigueur méthodique du monde celte ou de la fureur narrative des clans du Nord, nous admirons ces deux langages où la main de l'Homme défie le vide pour le beau.
Deux visions du sacré, deux maîtres de l'entrelacement, que nous nous plaisons à faire dialoguer en boutique.


Notre collection de bijoux viking/nordique

L'art celtique : une épopée européenne gravée dans le métal

L'art celtique n'est pas une simple tradition locale mais une grammaire sacrée qui a voyagé des brumes de l'Irlande jusqu'aux confins de l'Anatolie. Chaque entrelacs est le fruit de siècles de migrations et d'échanges culturels.

Une géographie sans frontières

L'art celtique ne se restreint pas à la seule Bretagne continentale. Il embrasse toute la Bretagne insulaire, des Cornouailles à la Calédonie, et trouve son apogée en Irlande.
Si le foyer historique des Celtes se situe en Europe centrale, au nord des Alpes (entre la Suisse et la Hongrie), le peuple celte s'est dispersé avec audace : de la Galice au nord-ouest de l'Espagne jusqu'en Anatolie, au centre de la Turquie (les Galates, qui ont donné leur nom au célèbre quartier de Galatasaray et son club de foot). On retrouve leur trace en Gaule, au Pays de Galles, mais aussi en Galicie, aux confins de l'Europe de l'Est.

Ce rappel toponymique de l'origine celtique de nombreux lieux est corroboré par la numismatique. On retrouve dans cette vaste zone géographique de nombreuses pièces de l'époque pré-romaine frappées de motifs extrêmement similaires. Les Celtes étaient ainsi présents, installés ou commerçants, dans presque toute l'Europe, des rives de l'Atlantique à celles de la mer Noire.

Les fondements de l’esthétique celte

S'il est immédiatement reconnaissable par ses entrelacs et ses spirales, l'art celtique a été profondément irrigué par les échanges culturels : les apports germaniques au nord et gréco-romains au sud ont façonné son évolution.

Les pièces archéologiques les plus anciennes, bijoux, casques ou fourreaux des civilisations de Hallstatt et de La Tène, révèlent que le véritable marqueur originel est la spirale, bien antérieure à l'occupation romaine.

Cabochon de triple spirale celtique sur fond noir d'après les Évangiles de Lindisfarne Cabochon de triple spirale celtique sur fond vert d'après les Évangiles de Lindisfarne Cabochon de triple spirale celtique sur fond rouge d'après les Évangiles de Lindisfarne Cabochon de triple spirale celtique multicolore d'après les Évangiles de Lindisfarne
Triples spirales redessinées par nos soins d'après Les Évangiles de Lindisfarne (vers l'an 750).

Le style hiberno-saxon : la rencontre du sacré

Lors de la christianisation des Îles Britanniques (Vème siècle), la fondation des monastères a nécessité l'importation d'objets liturgiques et de livres depuis les grands centres de la chrétienté, comme Rome, Constantinople ou Alexandrie. Ce matériel ornementé d'entrelacs a été incorporé au corpus de l'art celte.
L'influence de l'Orient se lit également dans les premiers manuscrits enluminés des Chrétiens d'Orient, dont les Coptes sont les descendants, leur style imprègne la représentation des quatre Évangélistes dans les manuscrits insulaires.

À partir du Vème siècle, l'arrivée en Angleterre des peuplades germaniques (Saxons, Angles, Jutes) intègre de nouveaux motifs spécifiques, notamment les animaux, déclinés en entrelacements. La ressemblance est d'ailleurs frappante entre certains bijoux des Wisigoths d'Espagne et les motifs d'oiseaux frappés sur les monnaies nordiques de la période viking.

L’excellence des scriptoriums

Le développement des monastères insulaires a permis l'émergence de scriptoriums où travaillaient de concert moines irlandais et anglo-saxons. C'est dans ce creuset que naît le style hiberno-saxon caractérisé par la symbiose des motifs précédemment cités.

Suite aux migrations barbares, l'Europe continentale a été re-christianisée par ces moines irlandais qui fondaient des abbayes et des scriptoriums sur leur passage. Le plus illustre d'entre eux est Saint Colomban, fondateur de l'abbaye de Luxeuil en Franche-Comté. Son influence se poursuit avec Saint Gall, qui fonda l'abbaye éponyme en Suisse.
C'est ainsi que le style hiberno-saxon s'est diffusé dans les manuscrits, tant dans les motifs que dans la graphie, la fameuse semi-onciale insulaire, et ce jusqu'à la réforme culturelle carolingienne qui imposa la minuscule caroline.

Le saviez-vous ?


L'histoire se perpétue parfois au coin de la rue.

La boutique de La Blanche Hermine est établie sur la paroisse Saint Colomban à Quimperlé.
Ce moine irlandais du VIème siècle fut l'un des principaux artisans de la diffusion du style hiberno-saxon en Europe continentale, fondant des abbayes de la France à l'Italie du nord.


Initialement spécialisés dans l'art médiéval et surtout celtique, nous continuons de faire vivre ces mêmes motifs, là où son nom résonne encore.

Notre collection de bijoux celtiques